Jamais vu le film, mais j’en redécouvre la BO, dix ans après une première écoute distraite. J’en gardais une bonne impression, mais sans trop me souvenir de quoi il s’agissait vraiment. Et le nom du compositeur m’intriguait un peu, je l’avais toujours au fond de ma mémoire. Son nom : Johnny Pate. Je ne sais toujours pas qui il est vraiment, et je ne suis pas allé chercher des infos sur lui. Je me contente d’écouter le disque et d’admirer sa pochette. Celle-ci est typique de quelques BO des années 60 ou 70 : dessinée dans un style réaliste, mais extrêmement stylisé aussi. Ce genre de dessin m’interpelle parce qu’il est entre l’illustration, la reproduction et la bande dessinée : il raconte une multitudes d’histoires, offre des perspectives multiples quant au film qu’il représente. En quelque sorte, je préfère regarder ces dessins, souvent, plutôt que les films, parfois décevants.

Le disque, lui, ne déçoit pas : il est quelque part entre plusieurs genres, entre les BO, le jazz et la soul. Ses arrangement sont complexes, résonnent de partout, mais ne débordent jamais, demeurent très cadrés. Et l’ensemble se conclue par un morceau chanté, par les Four Tops, tout explosif, qui ressemble bien à un apex sexuel, une explosion de joie.