Il y a quelques jours, reçu ce nouvel album du groupe parisien (de Barbès, précise leur myspace) Poni Hoax. J’écoute le premier morceau, Paper Bride, en boucle : la voix du chanteur, Nicolas Ker, m’évoque en filigrane celle de Billy McKenzie, chanteur du groupe eighties The Associates, mais comme passée par trop de clopes sans filtre. Il y a quelque chose d’irrésolument new wave, de vaguement allemand aussi, qui me donne l’impression d’être à Berlin, un peu après Bowie et Eno, juste avant Nick Cave. Mais peut-être aussi ailleurs, peut-être simplement à Paris, en Europe, en 2008, là où tout se mélange, là où l’on se permet de conclure des disques de pop par des morceaux de 13 minutes, planants et meurtris. Et ce qui est beau, aussi, c’est que la Sigrid du titre du disque existe vraiment. On en reparle, sûrement.