Le premier album de ces Canadiens ne m’avait pas impressionné, mais celui qui sort en juillet, LP2, est juste renversant. J’y entends des mélodies qui vrillent la tête, des chansons construites sur le fil, assemblées comme des collages de fils de fer, enregistrées dans l’église/studio d’Arcade Fire à Montreal (et je me contrefous d’Arcade Fire, groupe surestimé pour bobos qui croient aimer la musique en se faisant refourguer du sous-U2 - j’exagère à peine…), têtues, malicieuses, référencées, mais aussi ouvertes sur le monde.

Paresseux, je pourrais écrire qu’il s’agit là de country psychédélique, mais ce serait une injustice pour cette musique parce que j’ai la sensation d’avoir là un des plus beaux disques de rock de l’année, qui sort sur Sub Pop - pas mal pour un mois d’avril.