
Il y avait là quelque chose de définitif sur ce que c’est qu’un concert de rock, sur ce que c’est qu’être dans le public, d’attendre, d’être là en admiration devant un groupe pour lequel, adolescent, on pourrait se laisser mourir. Il y avait la musique de KTL (moins apocalyptique qu’à l’habitude, mis à part le fabuleux mur du son final, plutôt cataleptique) et ces bouts de phrases de Dennis Cooper - Gus Van Sant, seul, manquait à l’appel : mais c’est comme si son fantôme avait été tout le temps là. Quelques corps, des marionnettes et je me souviens de tous les concerts que j’ai pu voir, adolescent et ensuite, durant lesquels je me suis senti à la fois pantin et excessivement vivant.

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