En marge de la liste des 30 chansons qui m’ont plus qu’affectées, publiée ici récemment, je pourrais faire une liste de morceaux détestés, honnis longtemps, mais qui, subrepticement, reviennent et s’imposent à moi. D’abord, par le biais d’un air, d’un refrain, d’une mélodie, qui ne veulent jamais partir de l’arrière de la tête. Ensuite, par la réalisation, presque philosophique, que ces morceaux sont tout aussi déterminants que ceux que je savais aimer : je me suis construit contre eux et, paradoxalement, c’est contre eux que j’ai, plusieurs années après leur sortie, envie de me lover. Je pense par exemple au tube Tes états d’âme Eric de Luna Parker ou Toi Mon Toit d’Elli Medeiros. Et puis il y a Babooshka de Kate Bush. J’ai haï ce morceau, que je trouvais niais et salement entêtant. Mais depuis quelques jours, je me mets à le réévaluer, à comprendre ce qui se passe et ce qu’il me fait, intrinsèquement. Mais, promis, je déteste toujours Police et Sledgehammer de Peter Gabriel.