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Je reviens fréquemment vers ce disque, notamment sa face b, deux morceaux dont l’élégant et cassé Mademoiselle Mabry.

L’univers du Japonais Suehiro Maruo est assez envoûtant, souvent aux limites du trouble et des représentations plutôt extrêmes. Plusieurs de ses livres sont disponibles en français, édités dans la première moitié des années 2000, mais plus rien depuis deux ans, je crois. Il faut au moins lire ceux qui ont été édités par le Lezard Noir : www.lezardnoir.org

En France, cette série est très mésestimée. Personnellement, je n’en mets aucune au-dessus : c’est une leçon permanente d’écriture, d’invention, de perfection dans le ton, les images, le montage, le temps accordé aux histoires. Et y voir d’un coup Nancy Sinatra est une surprise assez géniale.

Album vinyle sorti sur le terrible label Ultra Eczema, avec une fabuleuse pochette en sérigraphie. Le disque reprend des enregistrements faits dans plusieurs endroits, dont les Instants Chavirés où Wiese a joué l’an dernier. Le concert était vraiment mémorable, court et parfait. Le disque est fait de la même matière : beaucoup de silences, de temps suspendus, qui laissent place à des crissements, des constructions fines au scalpel, des instantanés qui surgissent et disparaissent aussitôt.

Si vous aimez votre hip-hop servi avec une dose savante de bruit sombre, de chaos bien organisé, de rythmes presque baroques, de basses post-gothiques, si vous aimez la musique tout court, et que vous avez envie d’écouter autre chose que du hip-hop au kilomètre, anodin et banal, allez voir ce festival. Ce sont des copains qui l’organisent, et si on ne faisait pas confiance au goût de ses amis, à qui pourrait-on vraiment se fier ?

Secrets of the Sun est un des disques de Sun Ra les plus rares. Ou en tout cas, un de ceux qui n’ont jamais été réédités en CD, bien que datant des années 60 - période dont presque tous les enregistrements pour le label Saturn sont disponibles en CD. Secrets of the Sun est une bonne porte d’entrée dans l’univers multiforme du bonhomme : une collection de morceaux, entre jazz et musique cosmique, certains inondés de la réverbération artisanale que le groupe utilisait dans les années 60, d’autres, plus directs et enlevés. Il y a surtout une version primitive de Love In Outer Space, grand hymne méconnu écrit par Sun Ra et repris plusieurs fois, mais jamais avec cette même incision brutale. Je n’ai pas encore la réédition, mais il parait qu’elle comporte des inédits. J’ai hâte.

Je lis les textes de Byron Coley depuis plusieurs années déjà. D’avord dans le magazine Forced Exposure, puis sur les pochettes de Sonic Youth, dans le magazine Arthur et plus récemment dans les pages de The Wire. Je lis aussi chaque article de Thurston Moore depuis sa double page sur le free jazz dans le deuxième numéro du magazine Grand Royal des Beastie Boys, qui m’avaient ouvert les oreilles sur cette musique dévorante et brûlante. Il y a quelques semaines, quelques mois, Moore et Coley ont sorti un livre sur leurs années de jeunesse, celles de la No Wave new-yorkaise. Contrairement à d’autres livres, il ne s’agit pas ici d’images nostalgiques rassemblées par des fans qui n’ont connu ni l’époque ni la ville, mais bien plutôt d’une tentative de restitution d’un moment et d’une scène musicale. La mémoire joue souvent des tours, mais là, il y a beaucoup à voir, à découvrir, à lire et puis à rechercher, histoire de savoir à quoi ressemblaient des groupes disparus sans jamais avoir enregistré le moindre bout de vinyle. Histoire aussi de se remémorer les quelques mois brefs durant lesquels Mars et DNA étaient, sous l’oeil de Brian Eno, les plus grands groupes du monde, qui allaient tout révolutionner.

J’avais chroniqué certains de leurs disques précédents dans les Inrocks, il y a deux ou trois ans. Sans doute à l’époque où ils avaient participé à un festival à Paris (Sonic Protest, je crois). Je les ai toujours considéré comme une émanation plus immédiate et compréhensible de Black Dice. Là, Je découvre leur album pour Warp. La pochette les montre quelque part du côté des Sun City Girls et du label Sublime Frequencies, avec une imagerie world punk détournée. La musique est ailleurs. Les premiers morceaux sont assez étonnants, évoluant entre une forme angoissante de disco électronique et une écriture assez langoureuse, tendue par un désir implicite de construire des mélodies adjacentes à du bruit pur. Il y a là quelque chose d’un peu régressif, mais aussi d’absolument moderne, qui ne cède rien au souvenir, fonctionne par réminiscences évasives mais sonne vraiment comme s’il avait surgi d’aujourd’hui, habité par des préoccupations de 2008, entre l’Irak en guerre et l’envie impossible d’un monde meilleur, moins frénétique, mais impossible à construire.

J’en ai déjà parlé ici au moment du festival de Cannes en mai dernier. Le film y était en compétition. Quelques mois plus tard, Je veux voir, réalisé par Joanna Hadjithomas et Khalil Joreige, avec Catherine Deneuve, sort au cinéma. D’abord au Liban, dès la fin du mois d’octobre, puis en France, début décembre, en même temps qu’un CD de la BO du film (à laquelle j’ai participé). Un événement qui ne survient pas seul puisqu’à la fin de l’année, à quelques jours de la sortie du film, ses réalisateurs auront une exposition en solo (ou en duo, ou en couple, etc.) au Musée d’Art Moderne de Paris.

corrupted live @ Point FMR, Paris, oct 2008, in-famous festival

Corrupted live @ Point FMR, Paris, oct 2008, in-famous festival

Deux nouveaux livres de Frédéric Fleury édités par Kaugummi : Capable du Pire (réédition d’un livre auto-publié) et L’Elégance, qui reprend une série de dessins récents. De l’un à l’autre, se joue un passage à l’ascèse, au retrait des éléments décoratifs pour aller vers l’essentiel du trait et du mouvement des corps. A y regarder de près, les personnages de Fleury ne sont ni des caricatures, ni des sketches. Ils sont une évolution un peu mutante (presque envie d’écrire : malade, mais ce n’est pas exactement ça) des cartoons les plus familiers. Il y a là comme une réécriture de Mickey et j’imagine bien Walt Disney s’essayant dans ses moments les plus fous à de tels dessins pour tout de suite se censurer lui-même. Il faudrait voir tout cela en dessins animés, imaginer l’univers de Fleury à la télévision. Nos enfants le mériteraient, non ?

http://editionskaugummi.free.fr/

Ces dernières semaines, l’éditeur Kaugummi a sorti quelques beaux petits livres. Il y avait celui d’Andy Bolus, fait de collages et détournements, déjà mentionné et montré ici. Dans la foulée, il y a aussi eu un livre assez démentiel de Kerozen, Geometric Pollution, et un autre, comme un split, entre Jonas Delaborde et Andres Ramirez, Condor Dust. Les deux livres font l’objet d’une exposition assez splendide et très fournie à la librairie Le Monte en l’Air, du côté de Ménilmontant. On y voit les originaux et ceux du livre de Kerozen sont assez fabuleux, comme tressés dans une encre noire tout en densité. Très complexes, contenant des fractures, des cases, des superpositions faites en une seule page, ces dessins de Kerozen évoquent une sorte de version démente des dessins psychédéliques de Steve Ditko, n’en retenant que les aspects les plus viscéraux et irréels comme un dub qui déshabille un morceau pour mieux le rhabiller.

Condor Dust est tout à fait différent. Il mêle des images de Jonas Delaborde avec celles d’Andres Ramirez. Confrontation, face à face, mélange et regards : il y a là aussi comme quelque chose de musical qui se joue, de très cinématographique aussi, qui met en scène une sorte de fascination pour les ruines, pour la géométrie décatie. Le titre semble le dire : Condor Dust, poussière de condor - comme une tentative de saisir la fin d’une civilisation, ou plutôt ce qui vient après le désastre.

L’exposition dure jusqu’au 26 octobre. www.myspace.com/lemontenlair

http://editionskaugummi.free.fr/
http://www.myspace.com/faisletoimeme
http://www.myspace.com/jonas_france

Depuis quelques semaines, le site dont je suis rédacteur en chef est en ligne et nous y avons publié un texte de Fabrice Paineau en hommage à Guillaume Depardieu ainsi qu’une séance de photos assez extraordinaires faites par Deborah Turbeville en mars 2008 pour l’Uomo Vogue. Je trouve ce texte beau et sensible, je suis heureux qu’il soit sur le site. L’article est

Je ne sais pas ce que me fait cette chanson. Sans doute est-elle ma concession ici à quelque chose d’un peu plus connu ou mainstream ? A moins que ce ne soit une bouffée récurrente de nostalgie ? Ou alors quelque chose de similaire aux Nuits de la pleine lune, qui mêle dans une même étincelle de mémoire une époque et une comédie, un moment et une chanson, qui n’arrêtent pas de revenir et toujours sans raison. Etrange tout de même : à l’époque de cette chanson, je devais être en train de découvrir mes premiers concerts, de chavirer devant les Pastels à la Cigale (premier festival des Inrocks, déjà), de mépriser mes copains de lycée parce qu’ils ne connaissaient pas My Bloody Valentine ou Sonic Youth ou Jesus and Mary Chain. Je détestais alors cette musique qui ne disait rien de ma vie. Aujourd’hui, je me réjouis des apparitions soudaines de Luna Parker sur mon écran, de cette existence qui est réduite à Youtube, mais qui me donne la mesure du temps passé. Et j’ai peut-être hâte dans le fond que quelqu’un retire la prise qui branche Youtube, éteigne tout cela comme une vieille télé et que tout s’efface et s’éloigne dans un long sifflement de baudruche dégonflée, pour ne plus avoir à mesurer l’éloignement des années.

Comme quelques autres, j’avais entendu parler d’Expo 70 sur le site de la boutique américaine (San Francisco) Aquarius Records. A l’époque, il y a deux ou trois ans, j’avais commandé certains de ses CDR, contacté le guitariste se dissimulant derrière ce groupe et écrit un ou deux textes pour parler de tout cela, notamment du lien évident entre la musique d’Expo 70 et tout ce que j’aime : le Krautrock, Spacemen 3, La Monte Young, etc. Depuis Expo 70 a sorti beaucoup de choses et ce nouvel album, Black Ohms, pour le label Beta Lactam Ring, est une pure merveille tonale, évoquant un croisement plutôt bâtard entre Sunn et Durutti Column. Composé de longs moments de drones fabriqués à la guitare ou au moog, Black Ohms exsude quelque chose de bravement monolithique, impassible et confit dans un registre délétère qui ne peut que me plaire. Comme le KTL évoqué ici la semaine dernière, Black Ohms déploie une mélancolie inattendue, un amateurisme séduisant, qui hypnotise et rassure, endort et cajole. La beauté de ces disques est bien qu’ils ne tentent jamais d’être pop, mais parviennent tout de même à toucher droit au coeur, débordant d’une naïveté dont on ne veut surtout pas savoir si elle est feinte ou calculée. On ne veut croire qu’une chose, qu’une chose unique : qu’en écoutant ce disque, des démons et des apparitions et des fantômes et des anges finiront par surgir , juste là.

Je me suis rendu compte l’autre jour qu’il sortait plusieurs rééditions ces temps-ci d’albums de musique électronique, que j’avais achetés lors de leur sortie et qui me semblaient encore faire partie du monde actuel. Les voir réédités leur donne une autre identité, comme s’ils s’arrachaient à moi et devenaient tout autre, des disques d’un autre moment, pour une autre personne. On vieillit me dit-on. Mais la musique aussi. Je ne rachète pas les nouvelles éditions, mais je suggère à ceux qui ne les avaient pas d’acheter le triple CD reprenant les trois premiers albums de Pole qui fondaient parallèlement aux maxis de Basic Channel une esthétique techno proche du dub, tout en échos et réductions minimales. Le premier, bleu, et le troisième, jaune, demeurent encore de belles capsules soniques, étrangement planantes. Un ensemble assez parfait, au moins dans mon souvenir.

Les trois nouveaux maxis de Shackleton sont assez splendides, chacun dans une direction. Celui sorti sur Scape, le label de Pole, prend un peu de temps à s’installer dans les oreilles. Mais il trouve vite sa place, tout comme le Skull disco 10, sombre, presque indus, qui évoque à la fois Nurse With Wound, Zoviet France et Muslimgauze. Assez étonnant et noir, presque cinématographique. Celui du label Mordant est plus léger, ou en tout virevolte davantage. On a hâte d’en apprendre plus sur un éventuel album de Shackleton, le musicien le plus soniquement intéressant en ce moment, et que l’on pensait prévu avant la fin de l’année.

Sortie en janvier.

Tracklist :

1. In The Flowers

2. My Girls

3. Also Frightened

4. Summertime Clothes

5. Daily Routine

6. Bluish

7. Guys Eyes

8. Taste

9. Lion In A Coma

10. No More Runnin

11. Brothersport

Depuis quelques jours, je n’écoute que des bons disques ou des disques qui me plaisent presque tous instantanément : le CDR de KTL, l’album de Suarasama, celui de Spykes. Et maintenant, celui-ci : un disque court (12 minutes par face, 6 ou 7 morceaux au total), enregistré par un duo de Melbourne, Fabulous Diamonds. Le disque est édité par les américains Siltbreeze (Dead C a sorti des disques chez eux, pour ceux qui connaissent cet excellent groupe).

Fabulous Diamonds joue avec des orgues, un saxophone en arrière boutique, du rythme, pas mal de delays partout, des voix un peu âpres qui évoquent Pram en moins énervant, des grooves qui hésitent entre Liquid Liquid et Can ou Terry Riley époque mescaline, mais coupée avec de la vieille bière. Les compositions s’arrêtent vite, du coup, je retourne les faces pour replonger de l’autre côté, je le fais sans arrêt, par moment, je me trompe, je remets le même bout. Je ne sais plus où j’en suis. La beauté de ce groupe réside dans son sens de la temporalité, sa façon de savoir s’arrêter et de m’obliger à ne pas le quitter, comme un livre trop court qu’on relirait sans cesse pour comprendre ce qui nous aurait échappé la première fois.

Les disques d’Alice Coltrane sont tous assez merveilleux. J’affectionne particulièrement celui-ci parce qu’il possède quelque chose d’hybride et d’inconvenant, mixant jazz et musique classique. Alice y reprend en compagnie d’un orchestre à cordes des partitions de Stravinsky. Planant et virevoltant avec douceur, le disque devient d’un coup free et fou, quelques secondes avant de repartir vers des hauteurs plutôt délétères. Son dernier morceau, un traditionnel intitulé Going Home, résonne comme une berceuse à la Spiritualized, un moment d’éternité suspendue. Je n’oublie pas la fois où j’ai parlé avec Alice Coltrane au téléphone pendant 30 minutes, elle était en vie, dans une autre vie.

On m’a conseillé ce disque (merci FM), et je m’y perds complètement. De quoi s’agit-il ? Un double vinyle sorti par Drag City et qui aurait apparemment été édité une première fois il y a dix ans par Radio France. Le groupe est indonésien,  mais tous ses membres ont fait des études de  musicologie aux Etats-Unis.  Ils ont dû y écouter pas mal de  disques de  folk, de blues, de Palace, de Johnny Cash et peut-être le premier David Crosby. Harvest, pas loin non plus. De retour au pays, ils enseignent la musique et jouent dans ce groupe. Leur musique est supposée être “locale”. Elle est tout sauf cela et me fait penser à quelques albums acides allemands qui tentaient de recréer du folk planant. Il y a de ça ici, et plus encore. C’est peut-être un peu long, mais rien n’est moins certain. C’est peut-être incompréhensible, mais rien n’est plus beau, surtout le dimanche matin, le samedi en pleine pluie, n’importe quel jour de la semaine où l’on se sent améthyste fêlée.

Deux LP sortis récemment par Sergent Massacre, un nouveau label qui ne fait que des vinyles. Le premier album est un projet électro-acoustique / apocalyptique de John Olson (Wolf Eyes) sous le nom Spykes (qui me fait penser à ce vieux bootleg du Velvet : Falling in Love with the Falling Spykes). La couverture est reconnaissable instantanément : un dessin de Jonas Delaborde. L’autre disque est tout aussi déchiré, plus jazz, fait en groupe sous le nom de Graveyards. Joli programme.

http://editionskaugummi.free.fr/gunk.html

Comme un comics entièrement passé à l’acide, idéal pour écouter Wolf Eyes en même temps.

Platement reproduite ici, cette couverture ne montre pas du tout la beauté réelle de ce livre. Fait pour les enfants (à partir de 3 ans), mais incroyablement adulte, il est empli de portraits tout en contrastes, en couleurs célestes, saisissant d’un bout à l’autre de sa confection, qui évoque la façon dont étaient conçus et fabriqués les livres de dessin américains, mais invoquant aussi les échos Hergé et Richard McGuire. Tout y est vivant, comme si chaque exemplaire était unique : on va adorer voir ce livre se patiner dans la bibliothèque et le manipuler, le regarder le plus souvent possible.

Les éditions Delcourt ressortent The Poor Bastard de Joe Matt en VF, sous le titre Le Pauvre Type. Une lecture plus que recommandée, surtout si l’on s’intéresse à une catégorie assez particulière de mecs : ceux qui préfèrent être vaches avec leur copine, histoire de se faire larguer et pouvoir enfin profiter de leur collection de pornos difficilement amassée. Je plaisante, mais c’est à peu près cela qui se trame superficiellement ici. Mais aussi beaucoup plus : Joe Matt, en se scrutant le nombril, déploie des vérités sociales rarement dites et fait, surtout, beaucoup rire à la manière d’un Woody Allen graphique et obsédé par le porno.

J’achète pratiquement tout ce qu’édite le label Root Strata de San Francisco, tenu par Jefre Cantu-Ledesma. Ce musicien, qui joue en solo mais aussi au sein du groupe post-rock Tarentel, a une oreille très fine en ce qui concerne les drones, le folk mystique, l’expérimentation doucement ténébreuse. Il tient aussi un blog très intéressant où il poste aussi bien des raretés indiennes que des bootlegs de Dylan. On y récolte des perles, très souvent. La méticulosité apportée à chacun des disques de son label en fait un havre d’objets semi-précieux dont aucune partie n’est réellement un chef d’oeuvre, mais dans lequel l’ensemble constitue un univers cohérent, harmonieux, singulier. Dans le flot des disques de Root Strata, il y a le très bel album de Gregg Kowalski (malheureusement épuisé) qui contient une longue pièce expérimentale, assez planante et sourde. Ces jours-ci, je réécoute l’album (encore disponible en vinyle) de Zelienople, Stone Academy. Une belle collection de complaintes folk et électriques, au son fatigué et malade, empli de bourdonnement. Un bel album anémié, au bout du rouleau et défoncé, laissant tout de même entrevoir un bout de nature ensoleillée, tout à son terme, une fois la camisole arrachée.