
C’est le genre de disque que l’on n’oublie pas, qui reste encastré dans la mémoire, même s’il a, à la première écoute, l’air d’à peu près rien. Le titre du disque m’avait interpellé, Drone et j’en avais entendu parler sur des sites, qui en faisaient souvent le maxi de l’année 2008 – ou presque. Etonnant pour un disque sans pochette, sans aucune inscription à part le nom du label (Modern Love), n’ayant qu’une seule face à son actif et composé par Move D, un producteur dont on n’avait plus vraiment pris de nouvelles depuis la fin des années 90. Par hasard, il y a une semaine ou deux, je suis tombé sur le disque dans un magasin de techno. Je n’avais aucune idée de ce qu’il était, je l’ai posé sur la platine, trouvé plutôt bien et cru qu’il s’agissait d’une production Deepchord (dont certains disques sont sortis sur le même label). Arrivé la maison, je me rends compte, en vérifiant les inscriptions gravées sur le vinyle, qu’il s’agissait plutôt du Drone de Mode D. Un seul morceau, long, qui arrête le temps, impose un gel des mouvements, en faisant tournoyer des nappes mélancoliques, une rythmique lentement tendue, doucement étendue. Il y a là quelque chose de happant fabriqué à partir d’éléments n’ayant rien de neuf ou de révolutionnaire, mais qui, agencé ainsi, ne demandent qu’une chose : être entendus, réécoutés, sans lassitude.

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7 février, 2009 à 9:36
magali
Je l’ai jamais écouté ce single…mais par contre, j’avais bien aimé le single Between us figurant sur un EP du même nom… un son qui m’a un peu rappelé Erlend Oye mais en plus minimal…d’ailleurs, je pense qu’il passe au rex en mars pour un workshop…