
Comme tous les ans, juste avant le printemps, le festival Présences Electroniques organisé par l’INA et le GRM, accueille quelques artistes et musiciens dont les travaux sonores sont souvent défricheurs. L’an dernier, par exemple, il y avait là Matmos, Colleen et François Bayle. Cette année, le festival se déplace au 104, rue d’Aubervilliers. Il démarre vendredi après-midi avec un concert « couché » à 16h d’un de mes héros musicaux : Philip Jeck. Si vous ne connaissez pas Jeck, il faut écouter au moins un de ses disques, une fois dans une vie – essayez par exemple Stoke, tout juste réédité par le label Touch. Jeck organise des compositions sonores hantées par des mélodies et des textures hypnotiques, portées par de longues réverbérations et de touchants échos. Ses morceaux, il les fabrique à partir d’une matière singulière : des 78 tours usés et joués sur de vieilles platines, filtrées à travers ce que j’imagine être un aéropage d’effets, de pédales et surtout, assemblés avec un toucher et une oreille d’une sensibilité rare. Je n’ai jamais eu l’occasion de le voir sur scène et je ne sais pas si pourrai le voir cette fois-ci. Si vous y allez, n’oubliez pas de me raconter. Et dans le même festival, il y a d’autres beaux concerts prévus, notamment le premier concert de Pita à Paris depuis 4 ans, un concert dans le noir de Bernard Parmegiani, une collaboration entre Mika Vaino, un hommage à Luc Ferrari, un concert et une masterclass de David Toop…
un de ces disque

2 commentaires
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12 mars, 2009 à 11:57
olissen
Je me permets de compléter le conseil portant sur la nécessité d’écouter Philip Jeck :
Si vous tombez sous le charme de Philip Jeck (dont l’album de 2008 – Sand – est relativement accessible), il ne faut pas oublier de vous ruer sur l’album de « The Caretaker » sorti lui aussi en 2008 (http://www.brainwashed.com/vvm/micro/caretaker/nocode01.html).
Je la ramène mais je n’ai découvert cela que l’an dernier suite à une chronique parue dans The Wire.
Au passage, que ferait on sans « the wire »
13 mars, 2009 à 9:41
Benoît
Concerts déjà complets, il fallait réserver…
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