Difficile de faire moins : après avoir vu les morceaux d’Agitation Free postés sur Alainfinkielkrautrock, j’ai repensé à cette vidéo, que je remets ici. Agitation Free était un groupe allemand assez planant, qui partageait, à un moment, le même manager que Can (je crois…), est parti en Egypte, en a retiré un premier album (Malesch – « ça ne fait rien » en arabe) et en a enregistré deux autres, dont un dernier qui n’est sorti qu’en France, très beau, très planant. L’un des musiciens a eu une liaison avec Nico, on le voit dans un film consacré à la chanteuse. Les albums ont été réédités récemment, ils sont vraiment de la trempe des plus grands du Krautrock.

5 commentaires
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19 mars, 2009 à 9:38
Francky 01
Merci pour cette visite égyptienne avec Agitation Free comme guide. Très psyché, barré, planant et ésotérique, Agitation Free proposait une sorte d’ambiant avant l’heure, avant l’essors de l’ambiant électronique des années 90 de The Orb, FSOL, etc…
A + !!!!!!!!!!
20 mars, 2009 à 2:58
Suspiria
Indispensable! Et encore une des (trop) nombreuses omissions de Julian Cope dans son « Krautrocksampler »…
21 mars, 2009 à 4:06
pornoccio
Joe, figure toi qu’ils sont aussi passé par le Liban (Malesh aurait été enregistré en partie là-bas … peut-être ce sample pris dans un avion très MEA) et surtout ils y auraient donné des concerts. On exige une enquette de nos reporters sur place
23 mars, 2009 à 5:16
Karine Charpentier
Perso, j’adore le bouquin de Julian Cope justement parce qu’il n’a pas la prétention de faire le tour de la question et que ses goûts sont discutables (les cosmic jokers portent bien leur nom). Son livre donne une envie dingue de partir en vadrouille, de découvrir de nouveaux disques… contre l’érudition, il joue la curiosité et communique à merveille sa passion pour le Krautrock.
Sinon Agitation Free, c’est fou quand un disque (« Malesh ») ressemble autant à un pur fantasme…
24 mars, 2009 à 1:05
Suspiria
Hey Karine,
j’adore aussi le bouquin de Julian Cope, sa mauvaise foi et sa partialité. Je ne peux contester qu’il a fait (re)découvrir ce continent jusqu’alors inconnu/méconnu aux gens de ma génération et que ma boulimie de Krautrock a commencé par là. Cope est avant tout un « passeur » (comme aurait dit Serge Daney). Et j’adhère au côté communicatif de sa prose « rock » pas toujours très compréhensible mais ô combien jouissive, qui suinte l’empathie avec son sujet.
De même concernant son « Japrocksampler », même s’il s’avère que, renseignements pris auprès de spécialistes plus scrupuleux, dans ce dernier, la plupart des faits sont erronés. De nombreux membres des groupes cités seraient gênés par les assertions « historiques » de ce livre les concernant. Mais c’est le seul opus accessible à un public occidental sur le sujet et l’effet provoqué reste le même : la volonté d’aller y voir plus loin!