Depuis que je l’ai eu en main, il y a pratiquement un mois, je n’ai pas eu le temps de bien écouter le quatrième album de sister Iodine, Flame Désastre, sorti sur Premier Sang, un tout nouveau label fondé par Sister Iodine et Hendrik Hegray. Là, je m’y immerge et ma tête se remplit des bruits bruts, amalgamés d’une manière faussement sauvage, formant au bout de l’coute comme une coulée de lave industrielle, rageuse, urgente, immédiatement violente et bouleversée. Il y a beaucoup de bruits là-dedans, dans les guitares et les rythmes et les constructions dont je ne sais si elles sont faites avec un ordinateur ou improvisées sur le vif (dans la plaie à vif, plutôt). Il n’y a là rien de facile, ni d’immédiatement plaisant. On est plutôt devant une terre  brûlante, déjà à moitié dévastée. Il y a surtout comme une idée de ce que pourrait bien être les racines de cet album : on croirait entendre là le récit turbulent d’un coeur brisé, d’un amour malaxé dans du béton jusqu’à ce qu’il en ait crevé. Pas de répit, malgré le changement de face. Nous sommes à l’intérieur de l’intranquillité.