Jim O'Rourke

J’ai longtemps été amoureux de ce disque, amoureux en écoutant ce disque, amoureux en m’incrustant totalement dans ce disque sorti initialement au début des années 2000 (en 2001, juste pour mes 30 ans) sous une autre pochette et qui n’était alors qu’un simple CD comportant trois morceaux fabuleux d’électronique hypnotique, minimale, étrangement joyeuse et voluptueuse. Trois morceaux, qui formaient alors l’un des plus beaux disques entendus, n’importe quand, n’importe où. Il ressort aujourd’hui, agrémenté d’un CD supplémentaire et trois autres morceaux de la même période, dont un de presque 40 minutes, assez palpitant, et un autre d’un quart d’heure déjà édité en vinyle, He Who Laughs, qui avait servi de base à la mise en musique par O’Rourke au Louvre du film l’Homme Qui Rit (ceux qui y étaient s’en souviennent encore, avec des tressaillements dans la gorge). Le CD supplémentaire est plutôt beau, surtout durant son long morceau, getting the vapors, ajout nacré à la discographie sinueuse du musicien. Mais rien n’y fait : ce sont les trois morceaux initiaux, formant l’album original, qui dominent ici et demeurent sacrés, sacrément bluffants, happants.