
La pochette est impeccable, un Père Noël à NYC, pour ceux qui croient encore à ce genre de choses, juste avant les catastrophes ou à peine pendant. Get Back Guinozzi croit sans doute au Père Noël, celui qui qui hantait les clubs obscurs de la No Wave et arrivait par ricochets dans les discothèques du Sud de la France, après avoir transité par quelques magasins de disques à Lille et Paris. Get Back Guinozzi, c’est un fantasme pop, réalisé entre Toulon et Londres par un garçon qui sait ce qu’il écoute (Fred à Toulon, qui s’occupe par ailleurs du superbe festival Midi de la Villa Noailles) et une fille qui sait ce qu’elle chante (Eglantine à Londres, exilée ou si peu). Leur premier album est précédé d’un single où ils reprennent Police & Thieves qu’elle chante comme une punkette endiablée, rêvant de Lee Perry et Joe Strummer. Leur album, surtout, est un méchant tour de force pop, empli de chansons qu’on s’échange par email, en parlant de tropicalisme et de 1977, de Section 25 et de la Danceteria, de Big Audio Dynamite et Pop Group, parce qu’on sait, après tout, que la pop, c’est ce qui reste le plus longtemps, lorsqu’elle ne passe pas instananément. Un disque pour faire la fête sans se poser de questions, sans savoir si l’on est branché ou bien comme il faut. Un disque qui rendra tous les autres de l’année (ou presque) obsolètes parce qu’ils y croyaient trop et que lui, il ne fait jamais la pute. On y revient bientôt, ici ou ailleurs.

1 commentaire
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20 décembre, 2009 à 12:32
Giant_Slit
C’est un disque qui aura un étrange destin, c’est sûr, comme un père noël en surpoids en errance dans NY. Il sait se démerder, mais en même temps il est un peu largué … qu’est-ce qui va lui arriver ?