You are currently browsing the tag archive for the ‘dubstep’ tag.

Un autre morceau à écouter chez Crocnique.

Plusieurs disques vraiment beaux cette année (je fais une liste plus tard, promis), et une majorité de maxis, de morceaux plutôt que des albums. Parmi les plus écoutés, il y a le remix de Phil Collins par Idjut Boys, sorti sous le nom de Box Office. Et dans les derniers arrivés, il y a ce maxi de King Midas Sound. Sorti sur Hyperdub, label de Kode9, qui édite aussi Burial. Et il y a quelque chose de Burial ici, dans l’ambiance mélancolique et macabre, urbaine et ralentie. Il y a aussi quelque chose de vieux, de nineties, comme sorti de l’Angleterre d’il y a dix ans. Le disque est composé par Kevin MArtin (alias Techno Animal, alias The Bug, alias un des meilleurs journalistes musicaux anglais des années 80/90). Il est chanté par quelqu’un que je ne connais pas, d’une voix entre féminin et masculin, qui oscille doucement, en fond de caverne. Sur la face B, il y a des remixes de Dabrye et Flying Lotus, plus modernes, presque futuristes. Et toujours menés par cette voix, qui, si elle demeure aussu prégnante et aussi bien maltraitée, pourrait bien devenir la plus perturbante de l’an prochain, lorsque King Midas Sound, espérons-le très fort, sortira un album.

Les trois nouveaux maxis de Shackleton sont assez splendides, chacun dans une direction. Celui sorti sur Scape, le label de Pole, prend un peu de temps à s’installer dans les oreilles. Mais il trouve vite sa place, tout comme le Skull disco 10, sombre, presque indus, qui évoque à la fois Nurse With Wound, Zoviet France et Muslimgauze. Assez étonnant et noir, presque cinématographique. Celui du label Mordant est plus léger, ou en tout virevolte davantage. On a hâte d’en apprendre plus sur un éventuel album de Shackleton, le musicien le plus soniquement intéressant en ce moment, et que l’on pensait prévu avant la fin de l’année.

De loin, on dirait du Massive Attack. De près, c’est juste un single entêtant, chanté d’une voix de fer mélancolique, tout en rondeurs mais insidieusement tranchante, prête à pleurer.

Deux remixes en ce moment, me fascinent : celui de Shackleton, très dense et vertigineux, pour Villalobos – une merveille. L’autre est fait par rustie, pour Pivot, nouvelle signature rock de Warp, mais qui joue comme s’il s’agissait d’un Autechre noisy. Le maxi de Martyn est assez beau aussi. Mais, cette semaine, je suis conquis par des disques plus vieux, des rééditions : le Tamper de Jim O’Rourke, longtemps épuisé, qui ressort sous une pochette minimaliste. Le contenu est drone, viscéral, très prenant. Le Dance Hall Showcase II de Sugar Minott  : une vraie merveille, qui mixe versions chantées et dub. Chaque disque de Minott est une merveille et celui-ci, qui date de 1982 est un des plus attirants, immédiatement séduisant, richement arrangé. Il y a aussi le CD qui réédite les versions du morceau Vantage isle de Deepchord, parfait pour se laisser entraîner sur une pente vaguement groggy. je ne dévoile pas encore tout le reste, mais la compilation Living is Hard, entendue par hasard dans un magasin à Berlin (Hardwax – pas spécialement le lieu où je pensais tomber sur ça) est sublime, emplie d’une étrange mélancolie, d’un sentiment ineffaçable de douleur contrite, de chant sans lendemain.

Blog Stats

  • 668,013 hits

 

septembre 2010
L Ma Me J V S D
« août    
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930